Les pilules de 3ème génération

Après les pilules de 1ère et 2ème génération, sont arrivées les pilules de 3ème génération. Accessibles au public depuis plus de vingt ans, elles continuent à remplir les placards à pharmacie des habituées aux anovulants. Cela en dépit d’une réputation souvent dévalorisante : ces pilules contraceptives ont été créées en alternative à leurs aînées, considérées plus propices aux effets secondaires. Pourquoi les choisir plutôt que ces dernières ? Les fabricants affirment que les pilules de 3ème génération se veulent plus sûres, car réduisant ces risques. Pourtant, des enquêtes prouvent qu’à un certain niveau, elles s’avèrent plus dangereuses.

Principales caractéristiques des pilules de 3ème génération

Avant elles sont apparues les pilules de 1ère et 2ème génération. Jusque-là, les utilisatrices se contentaient du fait que les secondes causaient moins d’effets secondaires que les premiers anovulants. Mais, plus d’une a commencé à se demander pourquoi avoir créé des pilules de 3ème génération, au passage, succédées par les pilules de 4ème génération. Mais, intéressons-nous déjà à ces pilules de 3ème lignée, lesquelles avaient fait en 2007 l’objet d’un avis de la Commission de transparence de la Haute autorité de santé ou HAS. Un avis sans appel.

En fait, ces anovulants sensés former une nouveauté sont composés de 3 nouveaux dérivés synthétiques de la progestérone : le gestodène, le désogestrel et le norgestimate. Des substances ajoutées en vue de limiter les effets secondaires assez courants lors de la prise des pilules de 1ère et 2ème génération. Des méfaits comme des pertes vaginales, des saignements, des migraines, des acnés, des douleurs au sein ou encore des changements d’humeur.

Les pilules contraceptives de 3ème génération

Les pilules de 3ème génération tuent

Les capacités des pilules de 3ème génération à minimiser les effets néfastes des leurs aînées constituent alors une bonne nouvelle pour les utilisatrices qui préfèrent recourir à ce moyen de contraception pour prévenir une grossesse non désirée lors de rapports non protégés. Pourtant, ces nouveaux anovulants, les pilules de 3ème génération, n’arrivent pas qu’avec des nouvelles fonctions avantageuses : la HAS le déclare : « ces contraceptifs n’apportent pas d’amélioration aux contraceptifs de 2ème génération ».

La cause ? Leur utilisation est même particulièrement dangereuse. Si la prise des anovulants précédents réserverait des risques de formation de caillot sanguin, les pilules de 3ème lignée s’avèrent 1,5 fois à 2 fois plus dangereuses à ce niveau. Des risques qui seraient encore plus grands chez les femmes de plus de 35 ans et qui fument. L’on parle même de cas mortels : l’emploi de ces contraceptifs causerait 20 à 40 décès par an, dont une trentaine par embolie pulmonaire.

Les pilules de 3 ème génération, ça marche toujours

Malgré tout, les pilules de 3ème génération sont toujours vendues sur le commerce et plusieurs utilisatrices continuent à les choisir comme premier contraceptif. Pourquoi ? Même si elles sont dangereuses voire mortelles, l’ANSM considère que le nombre d’accidents causés par leur consommation reste limité par rapport aux bénéfices qu’elles apportent : elles réduisent bien certains effets secondaires classiques, plus grands en prenant les pilules de 1ère et 2ème génération.