Choisir sa contraception : faire le bon choix

La contraception désigne l’ensemble des moyens, comprenant l’emploi de dispositifs, de procédures, de méthodes ou d’agents, employés en vue de provoquer une infécondité temporaire et volontaire chez la femme ou chez l’homme. Il s’agit, ainsi, de réduire la probabilité d’une conception ou de l’éviter, voire de rendre impossible la survenue d’une grossesse. De nos jours, un panel de méthodes ou de procédés temporaires et réversibles constitue des modes de contraceptions efficaces et peu contraignantes qui permettent d’éviter une grossesse. Ainsi, face à ces nombreuses possibilités qui permettent de se protéger des risques d’une éventuelle grossesse indésirable, il important de choisir sa contraception ou la méthode la plus mieux adaptée en vue de garantir une sécurité et une efficacité contraceptives. Pour mieux orienter votre choix, vous trouverez dans cet article des informations relatives aux différentes méthodes de contraception.

Méthodes de contraception hormonale

Les méthodes de contraception hormonale sont à base de versions synthétiques d’hormones produites par l’organisme, notamment l’ovaire. Les substances synthétiques généralement utilisées sont les œstrogène et/ou les progestatifs. L’œstrogène peut être associé un progestatif (contraceptifs œstroprogestatifs) tandis que le progestatif peut être utilisé seul (contraceptif progestatif). Ainsi, il est possible de choisir sa contraception parmi les contraceptifs hormonaux qui sont administrés par voie orale (pilules contraceptives), par voie transdermique (timbres), par voie vaginale (anneau vaginal). Il existe également l’implant sous-cutané contraceptif et le dispositif intra-utérin au lévonorgestrel.

  • Pilules contraceptives ou contraceptifs œstroprogestatifs oraux

Quand il s’agit de choisir sa contraception, la femme peuvent opter pour un contraceptif hormonal. Il est communément appelé ‘’pilule’’, avec pour principes actifs l’œstrogène, (l’éthinylestradiol) qui est associé à un progestatif de 1ère, 2ème, 3ème ou 4ème génération. En fonction de la quantité d’hormone (éthinylestradiol) contenue dans la pilule, on distingue d’une part, les pilules œstroprogestatives normo-dosées (50 microgrammes d’éthinylestradiol par comprimé) et d’autre part les pilules œstroprogestatives minidosées (moins de 50 microgrammes d’éthinylestradiol par comprimé). Ces pilules contraceptives, parmi lesquelles il est aisé de choisir sa contraception, sont également classées selon les générations de progestatif. Ces contraceptifs ont également des effets non contraceptifs qui permettent, entre autres, de réduire les douleurs menstruelles, la quantité du flux menstruel.

Mode d'action

Ils agissent en bloquant l’ovulation, en modifiant le mucus cervical, empêchant ainsi  la pénétration de spermatozoïdes dans l’utérus. Ils agissent également au niveau de l’endomètre, en réduisant l’épaisseur de cette paroi intérieure de l’utérus qui devient, alors, impropre à la nidation.

Mode d'administration

Ils agissent en bloquant l’ovulation, en modifiant le mucus cervical, empêchant ainsi  la pénétration de spermatozoïdes dans l’utérus. Ils agissent également au niveau de l’endomètre, en réduisant l’épaisseur de cette paroi intérieure de l’utérus qui devient, alors, impropre à la nidation.

Avantages et effets secondaires

Les pilules œstroprogestatives sont efficaces lorsqu’elles sont prises régulièrement en suivant, de façon rigoureuse, le mode d’emploi. Les effets secondaires sont marqués par des nausées et/ou des vomissements, des céphalées et parfois une prise de poids.

Sourire sous son chapeau

  • Pilules progestatives

La pilule progestative ne contient qu’une seule substance à activité hormonale, en l’occurrence un progestatif de synthèse. Elle est également appelée mini-pilule. La seule hormone qu’elle étant en faible quantité, elle est surnommée la pilule microprogestative.

Portrait féminin

Mode d'action

Les micropilules à base de lévonorgestrel (un progestatif de 2ème génération) épaississent la glaire cervicale en vue d’empêcher la pénétration des spermatozoïdes dans le canal cervical et la cavité utérine, empêchant, ainsi, la fécondation. Lorsque la micropilule contient un progestatif de 3ème génération, à savoir, le désogestrel, elle agit de manière a empêcher l’ovulation. Aussi, elle modifie la muqueuse utérine et augmente la viscosité de la glaire cervicale, empêchant la pénétration des spermatozoïdes dans l’utérus.

Mode d'administration

Le comprimé est à prendre quotidiennement, de façon continue et à une heure fixe. La prise n’est pas interrompue entre deux plaquettes. Le délai d’oubli est de 3 heures pour les micropilules à base de lévonorgestrel et de 12 heures pour celles qui contiennent un progestatif de 3ème génération, le désogestrel.

Avantages et effets secondaires

C’est un mode de contraception efficace lorsque la prise quotidienne, à des heures fixes, est respectée. Un décalage de plus de 3 heures ou 12 heures réduit l’efficacité contraceptive. Les effets secondaires sont, entre autres, des maux de tête, des nausées, des poussées d’acné, des douleurs ou tensions mammaires, une prise de poids.

  • Patch contraceptif

Le patch contraceptif est disponible sous la forme d’un timbre carré, lisse et très mince, contenant des hormones œstroprogestatives. Il est également appelé timbre contraceptif ou timbre transdermique et contient deux hormones (l’œstradiol et le progestatif). Pour choisir sa contraception, il est possible d’avoir recours à un patch contraceptif.

Mode d'action

Le patch contraceptif bloque l’ovulation, amincit l’endomètre (la paroi de l’utérus), ce qui rend plus difficile l’implantation de l’embryon. Aussi, il épaissit la glaire cervicale, ce qui rend  difficile le passage des spermatozoïdes vers l’utérus.

Mode d'administration

Avec le patch contraceptif, les hormones sont diffusées par voie transdermique ou absorbées à travers la peau en vue d’une diffusion lente et continue via le système sanguin. Il est appliqué sur la peau, notamment, au niveau des fesses, de l’abdomen, du haut du dos ou sur la partie supérieure externe du bras. Il ne doit pas être appliqué près des seins.

Le mode d’utilisation consiste à appliquer un patch pendant une semaine, et ce, durant trois semaines consécutives. Ainsi, le patch doit être changé chaque semaine à un jour fixe durant ces trois semaines. Au cours de la quatrième semaine, durant laquelle surviennent habituellement les menstruations, aucun patch n’est appliqué.

Avantages et effets secondaires

Le patch contraceptif est efficace lorsqu’il est parfaitement utilisé et changé régulièrement. Cette efficacité peut être réduite chez les femmes de plus de 90 kg.

Le patch peut entraîner des symptômes gastro-intestinaux (crampes abdominales ou ballonnements), une sensibilité des seins, des maux de tête, des nausées, un gain ou une perte de poids.

N'oubliez pas votre pilule Cilest ou autre

  • Implant contraceptif

L’implant contraceptif ou implant sous-cutané se présente sous la forme d’un bâtonnet, similaire à une allumette de 4 cm de long pour un diamètre de 2 mm.

Désirable sans complexe

Mode d'action

L’implant contraceptif diffuse dans le sang une dose continue de progestatif en vue de bloquer l’ovulation.

Mode d'administration

Ce mode de contraception est implanté sous la peau, quelques centimètres au-dessus du coude, au niveau de la face interne du bras non dominant et sous anesthésie locale.

Avantages et effets secondaires

L’implant contraceptif est efficace durant trois 3 ans. Il s’agit d’une méthode contraceptive fiable qui assure une protection 24 heures après la pose. Lorsque la femme décide de choisir sa contraception, en ayant recours à un implant contraceptif, elle peut être affectée par certains effets secondaires : des douleurs abdominales, des douleurs au niveau des seins, des saignements, l’acné et une prise de poids.

  • Anneau vaginal

L’anneau vaginal ou anneau contraceptif combiné est un dispositif en plastique ou en silicone transparent, flexible et facile à placer au fond du vagin. Avec une seule taille disponible, d’environ 5 cm de diamètre, il contient un œstrogène (éthinylestradiol) et un progestatif. Pour choisir sa contraception, l’anneau vaginal peut être un choix bien adapté.

Mode d'action

Il a un mode d’action similaire aux pilules œstroprogestatives.

Mode d'administration

Il est inséré dans le vagin pour une période de trois semaines consécutives. Au début de la quatrième semaine, il est enlevé, ce qui provoque l’apparition des règles. Après cette période d’une semaine, un nouvel anneau doit être inséré dans le vagin.

Avantages et effets secondaires

L’anneau vaginal qui est bien adapté pour les femmes qui ont tendance à oublier la prise de pilule, est efficace durant quatre semaines lorsqu’il est inséré dans le vagin sans interruption durant 21 jours. Les effets indésirables sont, les maux de tête, un gonflement ou des tensions au niveau des seins, une irritation liée à la sensation de l’anneau, des saignements irréguliers, un gain de poids.

Contraception discrète

  • Dispositif intra-utérin (DIU) hormonal

Le dispositif intra-utérin hormonal ou stérilet avec hormone est un contraceptif en forme de ‘’T’’ qui contient un progestatif (lévonorgestrel). Il est possible de choisir sa contraception en optant pour un stérilet hormonal.

Assise en pleine nature

Mode d'action

Aussi, il agit en libérant lentement et de façon continue le progestatif en vue d’amincir le revêtement de l’utérus et d’épaissir la glaire cervicale, ce qui rend difficile la pénétration d’un spermatozoïde. Chez certaines femmes, il agit en empêchant la libération d’un ovule par l’ovaire.

Mode d'administration

Le DIU est inséré dans l’utérus par un médecin. Il est mis en place tous les 5 ans.

Avantages et effets secondaires

Le dispositif intra-utérin (DIU) hormonal est caractérisé par une durée d’efficacité de 5 ans. Les effets secondaires sont, des crampes après l’insertion, les fréquents saignements imprévus et répétés, des saignements abondants, un cycle menstruel irrégulier.

Choisir sa contraception mécanique

Les méthodes de contraception mécanique ou les contraceptifs de barrière empêchent le passage de spermatozoïdes dans le col de l’utérus. Ces dispositifs constituent des ‘’barrières ‘’ artificielles qui bloquent le passage des spermatozoïdes dans le col de l’utérus et ne leur permettent pas d’aller à la rencontre d’un ovule, empêchant, ainsi, toute fécondation. Avec ces contraceptifs de barrière, le sperme ne peut pas traverser le col de l’utérin et ne peut, donc, pas atteindre l’utérus, ni les trompes de Fallope. Pour une efficacité optimale, ces méthodes de barrière mécanique ou chimique doivent être utilisées correctement. Les contraceptifs de barrière, parmi lesquels il est possible de choisir sa contraception, sont : les condoms masculins et féminins, le diaphragme,  la cape cervicale, le stérilet au cuivre.

  • Préservatif masculin

Le condom masculin ou préservatif masculin est une gaine en latex ou en polyuréthane qui, recouvrant le pénis lors de la pénétration, agit comme une barrière physique. Ainsi, il empêche la pénétration du sperme dans le vagin. Les spermatozoïdes contenus dans le sperme ne peuvent, donc, pas atteindre l’ovule et le féconder. Il a la particularité d’être fiable, pratique, peu coûteux et de protéger contre les infections sexuellement transmises (IST) et le virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

Il est ainsi bien indiqué, lorsque l’homme veut choisir sa contraception, pour la prévention des grossesses et des IST. Il est contre-indiqué aux personnes allergiques au latex. Les risques associés, généralement, à une mauvaise utilisation du condom masculin sont la fuite de sperme, le glissement, la rétention du préservatif dans le vagin, l’éclatement au cours de l’acte sexuel. Il peut provoquer des irritations chez les sujets allergiques au latex. Il est disponible dans les pharmacies sans ordonnance médicale, mais également dans les grandes surfaces.

  • Préservatif féminin

La femme peut également choisir sa contraception en optant pour le condom féminin ou préservatif féminin qui se présente sous la forme d’une gaine équipée d’un anneau flexible au niveau de chaque extrémité. Inséré dans le vagin avant les rapports sexuels, il empêche le contact entre le pénis et le vagin mais également le passage des spermatozoïdes dans le vagin. Il recueille le sperme après l’éjaculation.

Il constitue ainsi, en plus de son caractère contraceptif, une protection contre les IST et le VIH. Il peut s’éclater, produire un son ou se déplacer lors des rapports sexuels. Il est en vente libre dans les pharmacies.

  • Diaphragme

Le diaphragme est un dispositif médical en forme de dôme, semblable à une coupelle en latex ou en silicone qui est inséré dans le vagin au contact du col de l’utérus, avant un rapport sexuel. Agissant comme une barrière, il bloque l’entrée des spermatozoïdes dans l’utérus. Il peut être utilisé plusieurs fois avec une efficacité renforcée par l’utilisation d’un spermicide. Il est adapté aux femmes qui allaitent ou qui ne souhaitent pas utiliser un stérilet ou la pilule lorsqu’il s’agit de choisir sa contraception.

La pose de ce contraceptif est un peu délicate, parfois contraignante. Il est prescrit par un médecin ou un gynécologue qui détermine la taille du diaphragme et explique la technique de manipulation. Il est délivré en pharmacie sur présentation d’une ordonnance.

  • Cape cervicale

Quand il s’agit de choisir sa contraception, il est possible d’avoir recours à la cape cervicale ou cape contraceptive qui constitue, également, une méthode barrière. Conçue en latex ou en silicone et caractérisée par une forme en dôme, elle ferme l’utérus et empêche le passage du sperme, empêchant ainsi l’accès des spermatozoïdes aux trompes de Fallope ou à un ovule. Les spermatozoïdes ne peuvent, donc, pas  franchir le col de l’utérus.

Insérée dans le fond du vagin au niveau du col de l’utérus, avant tout acte sexuel, la cape cervicale se distingue par un effet contraceptif qui est accru avec l’utilisation d’un gel spermicide. Cette efficacité peut être réduite avec le déplacement de la cape cervicale, lors des rapports sexuels. La cape cervicale est prescrite par un médecin qui précise la taille appropriée pour la femme et apprend à l’utilisatrice la technique de manipulation de ce dispositif médical. La première pose doit être réalisée sous la supervision d’un médecin. Bien conservée, elle peut être utilisée plusieurs fois. La cape cervicale est soumise à une prescription médicale et requiert une ordonnance médicale pour tout achat en pharmacie.

  • Stérilet au cuivre

Le stérilet au cuivre ou dispositif intra-utérin (DIU) se présente sous forme d’un ‘’T’’. Il mesure environ 3 cm de long et est conçu en plastique souple. Le stérilet au cuivre ne contient pas d’hormones, mais il est doté d’un fil de cuivre enroulé autour de la tige.

Il est placé dans l’utérus par un gynécologue en vue de limiter la fécondation de l’ovule par un spermatozoïde. La présence du cuivre à l’intérieur de l’utérus altère les spermatozoïdes, les rend moins viables et réduit leur mobilité dans l’utérus. Ces gamètes mâles ne peuvent, donc, pas remonter dans la trompe de Fallope en vue d’atteindre l’ovule qui s’y trouve et de le féconder. La femme peut choisir sa contraception en optant pour ce dispositif qui agit sur les spermatozoïdes, mais également au niveau de l’endomètre, rendant difficile la nidation.

L’utilisation du stérilet est associée à un risque de perforation de l’utérus, d’expulsion partielle ou totale. Les effets secondaires sont, des hémorragies inter-menstruelles, des menstrues plus abondantes, plus longues et plus douloureuses et associées à des crampes. Le stérilet au cuivre est prescrit par médecin. Le pharmacien délivre ce moyen de contraception lorsque la femme lui présente une ordonnance médicale.

Méthodes de contraception naturelle

Une méthode de contraception est dite naturelle lorsqu’elle ne requiert pas le recours à une substance chimique ou à activité hormonale, ni à des contraceptifs classiques. Elle consiste à observer de minutieuse et régulière les signes de fécondité du cycle féminin en vue d’identifier la période de l’ovulation, de sorte à éviter d’avoir des rapports sexuels fécondants à ce moment-là, au cas où une grossesse n’est pas désirée. Elle suppose, ainsi, une adaptation du comportement sexuel au rythme de fertilité de la femme. La méthode Ogino, la méthode de retrait, la méthode des températures et la méthode d’observation de la glaire cervicale sont des méthodes de contraception naturelle qui ont l’avantage d’être gratuites et simples. Offrant la possibilité à chacun(e) de choisir sa contraception.

  • Méthode Ogino

La méthode Ogino ou la méthode du calendrier consiste à étudier la date d’ovulation ou à calculer la période fertile de la femme qui a un cycle régulier et à éviter d’avoir des rapports sexuels non protégés, cinq jours avant l’ovulation et jusqu’à deux jours après. Elle est fondée sur la connaissance de la durée de vie des spermatozoïdes (5 à 6 jours) et de l’ovule (24 à 48 heures).

Quand il s’agit de choisir sa contraception, la méthode Ogino s’avère être une méthode simple, qui, cependant, n’est adaptée qu’aux femmes ayant un cycle régulier. Mais, le rythme menstruel pouvant être perturbé à tout moment par divers facteurs, avec parfois des ovulations précoces ou tardives, cette méthode n’est pas d’une grande fiabilité avec des limites très importantes.

  • Méthode de retrait

Choisir sa contraception peut, également, consister à opter pour une méthode naturelle, en l’occurrence, la méthode de retrait ou coït interrompu qui consiste à retirer le pénis hors du vagin avant l’éjaculation. Le liquide pré-séminal libéré avant l’éjaculation pouvant contenir des spermatozoïdes et le fait qu’il est difficile de contrôler parfaitement l’éjaculation, rendent cette méthode très peu fiable.

  • Méthode des températures

La méthode des températures, consiste, pour la femme, à mesurer chaque matin sa température corporelle, avant le lever et à la même heure, en vue de détecter la phase d’ovulation marquée par une élévation de la température corporelle de deux ou parfois trois dixièmes de degrés. Ainsi, lorsqu’il envisage de choisir sa contraception avec cette méthode, elle évitera d’avoir des rapports sexuels non protégés avant l’ovulation et 48 heures après l’ovulation et jusqu’aux règles suivantes.

Le principe de cette méthode est basé sur le fait que la température corporelle de la femme s’élève légèrement au moment de l’ovulation. Cette élévation discrète de la température corporelle, légèrement supérieur à 37 °C indique la période fertile. Divers facteurs (fièvre, mini infection, rhume sans signe clinique) pouvant affecter la température corporelle, cette méthode s’avère imprécise et peu fiable lorsqu’il s’agit de choisir sa contraception.

  • Méthode d’observation de la glaire cervicale

La méthode d’observation de la glaire cervicale est, également, appelée la méthode Billings. Elle consiste à observer l’aspect de la glaire cervicale sécrétée par le col utérin, en vue de déterminer la période d’ovulation et la période de la fertilité. Pour éviter une grossesse non désirée, la femme devra, alors, d’abstenir de tout rapport sexuel ou éviter tout rapport sexuel non protégé, au cours de la période d’ovulation.

En effet, lorsque l’ovulation approche, la glaire cervicale est filante, glissante, transparente, poreuse et plus abondante, facilitant, ainsi, le passage des spermatozoïdes. La glaire est prélevée en introduisant le doigt dans le vagin. Quand la glaire est fluide, presque translucide et s’étire entre le pouce et le doigt, il est, alors, aisé de repérer la période de fertilité.

Mais, les caractéristiques de la glaire, pouvant être affectées par divers facteurs (inflammation vaginale, traitement hormonal) rendent cette méthode peu fiable, lorsque la femme décide de choisir sa contraception en ayant recours à la méthode d’observation de la glaire.

 

Tableau récapitulatif des méthodes de contraception

 

Moyens de contraception Principes Avantages inconvénients Efficacité
Méthode de contraceptions naturelles La méthode Ogino S’abstenir de tout rapport sexuel au cours de la période d’ovulation et de fertilité, minutieusement déterminée ou utiliser une méthode mécanique.

 

Assez facile, simple, gratuit.

Pas d’interférence avec la durée du cycle ou le flux menstruel.

Application difficile chez les femmes ayant un cycle menstruel irrégulier (inadapté en cas de cycle irrégulier).

 

L’utilisation parfaite  est difficile

 

Fiabilité insatisfaisante.

Efficace à seulement à 75 à 80%
La méthode de retrait Retrait du pénis hors du vagin avant l’éjaculation  en vue d’éviter la pénétration du sperme dans le vagin et d’empêcher la fécondation Disponible et gratuit.

Ne requiert aucune substance, ni aucun médicament.

Pas d’effets indésirables.

Peut être utilisé à n’importe quel moment par tous les hommes

 

 

Requiert un contrôle de l’éjaculation par l’homme.

Baisse du plaisir sexuel.

Risque de fécondation avec le retrait un peu trop tardif de l’homme ou la pénétration dans le vagin du liquide pré-éjaculation.

78 %
La méthode des températures Déterminer la période de fertilité en repérant une hausse de la température corporelle à travers une mesure de la température quotidiennement et chaque matin.

A s’abstenir de tout rapport sexuel lorsque la température est à la hausse, signe d’ovulation.

Simple et accessible à toutes les femmes N’offre pas de garantie suffisante contre les grossesses non désirées et les IST.

Le cycle menstruel de la femme étant difficilement prévisible, cette méthode s’avère peu fiable.

Méthode contraignante qui exige une mesure de température chaque matin, avant le lever.

80 %
La méthode d’observation de la glaire  cervicale Observer la glaire en vue de déterminer le signe d’ovulation et les périodes de fertilité et d’infertilité Simple, gratuit et aucun effet chimique ou mécanique au niveau du corps. Contraignante, car elle requiert une vérification quotidienne de la glaire cervicale. Elle n’est plus fiable quand la femme est affectée par une pathologie génitale. 77,5  %
Méthodes de contraceptions hormonales  Les contraceptifs œstroprogestatifs oraux Absorber des pilules quotidiennement et à des heures fixes en vue d’empêcher la fécondation. Méthode efficace, peu coûteuse.

Méthode réversive avec des effets non contraceptifs

Prise quotidienne des comprimés à une heure fixe (sans oubli) ;

Prise de substances chimiques avec des effets secondaires.

>  99 %  (lorsqu’il n’y pas d’oubli lors de la prise)
Les pilules progestatives Absorber quotidiennement des pilules en vue d’inhiber l’ovulation, d’augmenter la viscosité de la glaire cervicale afin d’inhiber le passage des spermatozoïdes. Méthode efficace, utilisable par les femmes qui allaitent, qui ne tolèrent pas les œstrogènes. Requiert une prise très régulière, quotidiennement et à la même heure. Perturbation du cycle menstruel, nausées. > 99 % lorsqu’ elles sont utilisées  de façon régulière et rigoureuse.
Le patch contraceptif Appliquer un timbre sur la peau en vue de bloquer l’ovulation Simple à utiliser.

Mise en place facile.

L’efficacité contraceptive est maintenue, même il y a un cas de vomissement.

Moins de risque d’oubli  contrairement à la pilule

Décollement du timbre

Efficacité réduite lorsque le poids corporel est supérieur à 90 kg, réaction cutanée locale

> 99 % lorsqu’ il est utilisé correctement
L’implant contraceptif Mise en place sous la peau du bras d’un dispositif qui diffuse un progestatif en continu en vue de bloquer l’ovulation Longue durée d’efficacité contraceptive (3 ans).

Effet immédiat.

Pas de contre-indication en cas d’allaitement

Méthode rapidement réversible.

Saignements irréguliers et règles imprévisibles, prise de poids, cicatrice après le retrait. > 99 %
L’anneau vaginal Insérer dans le vagin un dispositif qui diffuse des hormones œstroprogestatives en vue d’inhiber l’ovulation. Ne requiert pas une prise quotidienne.

Fiabilité maintenue, même en cas de vomissement ou de diarrhée.

Méthode réversible

Sensation de corps étranger ou gêne au niveau du vagin ;

 

Possibilité d’expulsion

> 99 % lorsqu’ il est utilisé correctement
Le dispositif intra-utérin  (DIU) hormonal Mise en place d’un dispositif qui diffuse un progestatif à faible dose dans la cavité utérine en vue de modifier la muqueuse de l’utérus et de la rendre impropre à la nidation Longue durée d’efficacité contraceptive (5ans)

 

Effets non contraceptifs (réduction des pertes sanguines menstruelles et de la fréquence  de métrorragies).

Douleurs abdominales lors de la pose.

 

Saignements irréguliers

>  99 %
Méthode de contraception mécanique Les condoms masculins Recouvrir le pénis avec un condom en vue d’empêcher la fécondation en bloquant le passage des spermatozoïdes Pratique, facile à utiliser,  économique, protection contre les IST Risque de déchirure, d’éclatement et de  glissement 98 %  lorsqu’il est utilisé correctement
Les condoms féminins Insérer un condom dans le vagin dans le but d’empêcher la fécondation en bloquant la pénétration des spermatozoïdes dans le vagin Plus résistant que le condom masculin.

Accessible sans ordonnance.

Ne provoque pas d’allergie puisqu’il n’est pas en latex.

Protège contre le VIH et les IST.

Un peu couteux par rapport au condom masculin.

Il peut être bruyant lors des rapports sexuels

La mise en place n’est pas, toujours aisée, surtout pour la première fois.

95 %  lorsqu’il est utilisé parfaitement
Le diaphragme Mise en place dans le vagin d’un dispositif qui fait obstacle au passage des spermatozoïdes Une utilisation facile et réutilisable, donc économique.

Ne requiert aucune prise quotidienne.

Absence d’hormone et pas de perturbation du cycle menstruel

Sa mise en place requiert un apprentissage auprès d’un gynécologue.

Ne protège pas contre les IST.

Il doit être utilisé lors de chaque rapport sexuel

94 %
La cape cervicale, Mise en place dans le vagin d’un dispositif en vue d’empêcher la pénétration des spermatozoïdes dans l’utérus Elle peut être utilisée plusieurs fois.

Immédiatement réversible.

Pas de contre-indication médicale.

 

Elle doit être associée à un gel spermicide pour une efficacité renforcée.

Parfois, difficile à manipuler, à insérer, à placer et/ou à retirer.

91 % en cas d’utilisation parfaite
Le stérilet au cuivre. Insertion dans l’utérus d’un dispositif qui empêche la rencontre entre les spermatozoïdes et l’ovule ainsi que l’implantation  de l’embryon dans l’ovule Economique et fiable.

Pas de risque pour la santé.

Grande durée d’efficacité contraceptive (de 3 à 5 ans).

Il peut servir de contraception d’urgence

 

Augmente les règles.

 

Réservé aux femmes qui ont déjà un enfant

 

Pas de protection contre les cas de grossesses extra-utérines.

> 99 %

 

 

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